Les films français au TIFF 2013 [en]

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Devenu au fil des ans un événement incontournable sur le parcours menant à la cérémonie des Oscars, le TIFF (Toronto International Film Festival) se déroulera, cette année, du 5 au 15 septembre prochains. C’est encore une très belle année pour le cinéma français avec pas moins de En tout, ce sont 34 productions et coproductions françaises qui seront présentées au TIFF 2013.

Gala


"Les Beaux jours" de Marion Vernoux

Des beaux jours ? Caroline, fraîchement retraitée, n’a que ça devant elle : du temps libre et encore du temps libre. La belle vie ? Pas si simple… Comment alors tout réinventer ? Transgresser les règles, provoquer de nouvelles rencontres, ou bien simplement remplir son agenda ? A moins que tout soit déjà là ?…

"Blood Ties" de Guillaume Canet

A noter : Le réalisateur figure parmi les invités du festival

New York, 1974. Chris, la cinquantaine, est libéré pour bonne conduite après plusieurs années de prison pour un règlement de compte meurtrier. Devant la prison, Frank, son jeune frère, un flic prometteur, est là, à contrecœur. Ce ne sont pas seulement des choix de « carrières » qui ont séparé Chris et Frank, mais bien des choix de vies et une rivalité depuis l’enfance. Leur père Léon, qui les a élevés seul, a toujours eu pour Chris une préférence affichée, malgré les casses, la prison… Pourtant, Frank espère que son frère a changé et veut lui donner sa chance : il le loge, lui trouve un travail, l’aide à renouer avec ses enfants et son ex-femme, Monica. Malgré ces tentatives, Chris est vite rattrapé par son passé et replonge. Pour Frank, c’est la dernière des trahisons, il ne fera plus rien pour Chris. Mais c’est déjà trop tard et le destin des deux frères restera lié à jamais.

"Love Punch" de Joël Hopkins

Lors de son dernier jour au bureau avant la retraite, Richard Jones, patron divorcé, découvre la corruption qui régnait dans son entreprise. La société est en banqueroute, l’argent destiné aux retraites de ses employés (et à la sienne !) a été volé. Avec l’aide de son ex-femme, Kate, il va rechercher Vincent Kruger, l’homme qui est à l’origine de ces malversations. Un jeu du chat et de la souris s’engage alors à travers l’Europe, donnant l’occasion aux deux divorcés de revivre une histoire d’amour…

Présentations spéciales


"Une promesse" de Patrice Leconte

Allemagne, 1912. Un jeune diplômé, d’origine modeste, intègre le service administratif d’une usine de sidérurgie. Le patron, un homme sévère et âgé, apprécie son travail et lui confie bientôt un poste de secrétaire particulier. Au fil des jours, le jeune homme s’éprend de son épouse, passionnément, sans oser révéler ses sentiments. Brusquement, le patron décide d’envoyer son protégé au Mexique, afin d’y superviser l’exploitation de mines de manganèse. L’annonce de ce départ provoque chez l’épouse une réaction désespérée. Le jeune homme réalise qu’il est aimé d’elle. L’épouse fait une promesse : au retour du jeune homme, dans deux ans, elle sera à lui…

"L’Amour est le crime parfait" d’Arnaud et Jean-Marie Larrieu

Professeur de littérature à l’université de Lausanne, Marc a la réputation de collectionner les aventures amoureuses avec ses étudiantes. Quelques jours après la disparition de la plus brillante d’entre elles qui était sa dernière conquête, il rencontre Anna qui cherche à en savoir plus sur sa fille disparue…

"Violette" de Martin Provost

Dévoilé en avant-première lors du TIFF 2013, le biopic de Martin Provost (Séraphine) retrace certains épisodes de la vie de la romancière Violette Leduc.
Violette Leduc (Emmanuelle Devos), née bâtarde au début du siècle dernier, rencontre Simone de Beauvoir (Sandrine Kimberlain) dans les années d’après-guerre à St-Germain-des-Prés. Commence une relation intense entre les deux femmes qui va durer toute leur vie, relation basée sur la quête de la liberté par l’écriture pour Violette et la conviction pour Simone d’avoir entre les mains le destin d’un écrivain hors norme.

"La vie d’Adèle" d’Abdellatif Kechiche

Couronné de la Palme d’Or à Cannes cette année, le film d’Abdellatif Kechiche "La vie d’Adèle" est une adaptation de bande dessinée.
À 15 ans, Adèle (Adèle Exarchopoulos) ne se pose pas de question : une fille, ça sort avec des garçons. Sa vie bascule le jour où elle rencontre Emma (Léa Seydoux), une jeune femme aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir le désir et lui permettra de s’affirmer en tant que femme et adulte. Face au regard des autres Adèle grandit, se cherche, se perd, se trouve…

"Attila Marcel" de Sylvain Chomet

Sylvain Chomet (Les Triplettes de Belleville) présentera en avant-première "Attila Marcel" au TIFF 2013.
Paul a la trentaine, il vit dans un appartement parisien avec ses tantes (Helene Vincent et Bernadette Lafont qui signe ici sa dernière contribution au cinéma français avant son décès le 25 juillet), deux vieilles aristocrates qui l’ont élevé depuis ses deux ans et rêvent de le voir devenir pianiste virtuose. Sa vie se résume à une routine quotidienne, entre le grand piano du salon et le cours de danse de ses tantes où il travaille en tant qu’accompagnateur. Isolé du monde extérieur, Paul a vieilli sans jamais avoir vécu… Jusqu’au jour où il rencontre Madame Proust (Anne Le Ny), sa voisine du quatrième étage. Cette femme excentrique possède la recette d’une tisane aux herbes capable, grâce à la musique, de faire ressurgir les souvenirs les plus profondément enfouis. Avec elle, Paul va découvrir son histoire et trouver la clé pour vivre enfin sa vie…

"Quai d’Orsay" de Bertrand Tavernier

Le film "Quai d’Orsay" de Bertrand Tavernier est tiré de la bande-dessinée Quai d’Orsay tome 1, Chroniques Diplomatiques.
Alexandre Taillard de Vorms (Thierry Lhermitte) est grand, magnifique, un homme plein de panache qui plait aux femmes et est accessoirement ministre des Affaires Étrangères du pays des Lumières : la France. Sa crinière argentée posée sur son corps d’athlète légèrement halé est partout, de la tribune des Nations Unies à New-York jusque dans la poudrière de l’Oubanga. Le jeune Arthur Vlaminck (Raphaël Personnaz), jeune diplômé de l’ENA, est embauché en tant que chargé du “langage” au ministère des Affaires Étrangères. En clair, il doit écrire les discours du ministre ! Mais encore faut-il apprendre à composer avec la susceptibilité et l’entourage du prince, se faire une place entre le directeur de cabinet et les conseillers qui gravitent dans un Quai d’Orsay où le stress, l’ambition et les coups fourrés ne sont pas rares… Alors qu’il entrevoit le destin du monde, il est menacé par l’inertie des technocrates.

"Il est parti dimanche" de Nicole Garcia

Baptiste (Pierre Rochefort) est un solitaire. Il est instituteur dans le sud de la France. Lors du week-end de la Pentecôte, il hérite malgré lui d’un élève oublié par un père négligent qui s’est trompé de week-end. Sandra (Louise Bourgoin) est une belle femme qui, après pas mal d’aventures, travaille sur une plage près de Montpellier : Mère intermittente et désireuse de se racheter ; elle accueille son fils et Baptiste dans un bungalow près de la plage.

"Le Passé" d’Asghar Farhadi

Prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes 2013, Bérénice Béjo interprête dans "Le Passé" d’Asghar Farhadi le rôle d’une mère déchirée.
Après quatre années de séparation, Ahmad (Tahar Rahim) arrive à Paris depuis Téhéran, à la demande de Marie (Bérénice Béjo), son épouse française, pour procéder aux formalités de leur divorce. Lors de son bref séjour, Ahmad découvre la relation conflictuelle que Marie entretient avec sa fille, Lucie. Les efforts d’Ahmad pour tenter d’améliorer cette relation lèveront le voile sur un secret du passé.

"Jeune et Jolie" de François Ozon

En compétition au Festival de Cannes 2013, "Jeune et Jolie" filme sur quatre saisons et avec moult ellipses, l’itinéraire d’Isabelle (Marine Vacth), 17 ans, une jeune fille de la bourgeoisie éclairée parisienne qui vit a priori en parfaite harmonie avec maman, beau-papa, petit frère et ses aimables camarades du Lycée Henri IV. L’été, sous le soleil exactement, Isabelle rencontre un garçon de son âge et, avec lui, perd sa virginité, sans plaisir. Dès l’automne, Isabelle se trouve un second prénom et une seconde identité. Elle s’appelle dès lors Léa et, profitant de sa très aimable plastique, exerce comme prostituée dans les hôtels parisiens où elle donne rendez-vous à des clients fortunés, recrutés sur le net.

"L’épreuve d’une vie" de Niels Tavernier

Julien est un adolescent handicapé, plein de charme et de fougue. À l’approche de ses 18 ans, il lance un défi à son père : participer ensemble au triathlon le plus difficile au monde, L’Ironman. Pour réussir cet exploit ils devront repousser leurs limites, soutenus par leurs proches plus que jamais réunis autour d’eux. Les 226 kilomètres de course qui les attendent, sont la promesse d’une incroyable histoire d’amour entre un père et son fils.

Masters


"Abus de faiblesse" de Catherine Breillat

Victime d’une hémorragie cérébrale, Maud, cinéaste, se réveille un matin dans un corps à moitié mort qui la laisse hémiplégique, orpheline de son corps et face à une solitude inéluctable. Vilko, voyou en costume chic, arnaqueur de célébrités, passe à la télé lors d’un talk-show nocturne. Il est arrogant et crève l’écran avec superbe. Maud le voit. Elle le veut pour son prochain film. Ils se rencontrent. Il ne la quittera plus. Elle aussi, il l’escroque, lui emprunte des sommes astronomiques qui ne signifient rien pour elle. Il lui prend tout mais lui donne une gaieté, une famille. Ce film raconte l’abus de faiblesse dont Maud est victime.

"Les Salauds" de Claire Denis

Commandant, à bord d’un supertanker, Marco Silvestri doit rentrer d’urgence à Paris, abandonner le navire. Sa sœur Sandra est aux abois… son mari suicidé, une entreprise en faillite et sa fille unique à la dérive. Sandra désigne le coupable : l’homme d’affaires Edouard Laporte. Marco loue un appartement dans l’immeuble où Laporte a installé sa maitresse et leur fils. Mais Marco n’avait pas prévu les secrets de Sandra, qui brouillent la donne…

Contemporary World Cinema


"Les Interdits" d’Anne Weil et Philippe Kotlarski

1979. Carole et Jérôme ont 20 ans et partent en voyage organisé à Odessa, derrière le rideau de fer. Ils sont cousins et se prétendent fiancés. Le jour, simples touristes, ils visitent monuments et musées. Le soir, ils faussent compagnie au groupe et rencontrent clandestinement des refuzniks, Juifs harcelés par le régime soviétique pour avoir voulu quitter le pays. Ils découvrent un monde inconnu, brutal et absurde. Si Carole est animée par l’engagement et le goût du risque, pour Jérôme, la vraie motivation de ce voyage, c’est Carole.

"Des Etoiles" de Dyana Gaye

Les destins croisés de trois personnes dans trois villes : Dakar, Turin et New-York.

"Eastern Boys" de Robin Campillo

Ce sont des garçons venus de l’Est : des Polonais, des Russes, des Roumains… Les plus âgés ont peut-être 25 ans. Les plus jeunes, on ne sait pas. Ils traînent du côté de la gare de l’Est. On peut penser qu’ils se prostituent. Muller, un homme discret, la soixantaine, a repéré l’un d’entre eux, Marek. Alors, un jour, il se lance et va lui parler. Le jeune homme accepte qu’ils se revoient le lendemain. Chez Muller. Et le lendemain lorsqu’on sonne à sa porte, Muller n’a aucune idée du piège dans lequel il s’apprête à tomber.

"L’Inconnu du lac" d’Alain Guiraudie

L’été. Un lieu de drague pour hommes, caché au bord d’un lac. Franck tombe amoureux de Michel. Un homme beau, puissant et mortellement dangereux. Franck le sait, mais il veut vivre cette passion.

Discovery


"L’Armée du Salut" d’Abdellah Taïa

Mettant en scène sa propre vie, « L’armée du salut » est une adaptation du troisième roman d’Abdellah Taia sorti en 2006, où ce dernier narre ses souvenirs d’enfance tout en mettant l’accent sur son éveil (homo)sexuel et la difficulté d’assumer celui-ci dans un pays, le Maroc, qui regorge de contradictions, de tabous et où le joug du traditionalisme évince la tolérance et empêche l’ouverture d’esprit.

"L’été des poissons volants" de Marcella Said

Manena est une adolescente déterminée et la fille adorée de Pancho. Ce riche Chilien, grand propriétaire foncier, ne consacre ses vacances qu’à une seule obsession : l’invasion de sa lagune artificielle par des carpes. Alors qu’il recourt à des méthodes de plus en plus extrêmes, Manena connaît cet été ses premiers émois et déboires amoureux – et découvre un monde qui existe silencieusement dans l’ombre du sien : celui des travailleurs indiens Mapuche qui revendiquent l’accès aux terres, et s’opposent à son père.

Wavelenghts


"Mille Soleils" de Mati Diop

"Mille soleils" enquête sur l’héritage personnel et universel que représente le film "Touki Bouki" réalisé à Dakar en 1972 par l’oncle de Mati Diop, le cinéaste Djibril Diop Mambety. Elle part à la recherche de ses origines sur les traces de ce mystérieux film et fait la connaissance, en chemin, des deux acteurs principaux de Touki Bouki trente-cinq ans après le tournage. Histoires de famille, de cinéma et d’exil se propagent comme des ondes les unes vers les autres, entre la sphère de l’intime et celle du mythe.

"Un conte de Michel de Montaigne" de Jean-Marie Straub

Au 16ème siècle, les certitudes du Moyen-Âge s’effondrent, aujourd’hui celles de la Modernité. À période de transition comportement de transition. Montaigne nous raconte une sienne aventure et réussit, par et dans ce récit, à nous montrer comment on transforme ce qui est douloureux ou menaçant en expérience, le danger en ce qui sauve. L’essai II/6 est l’exemple le plus éblouissant de la « méthode » de Montaigne dont le but n’est plus de développer le sujet dans le monde, mais bien au contraire le monde dans le sujet. La salutaire totalité à chercher est là, c’est « la forme entière de l’humaine condition ». Elle est la forme de l’homme à venir.

"A Spell to ward off the Darkness" de Ben Rivers et Ben Russell

"A Spell To Ward Off The Darkness" - Un sort pour repousser l’obscurité - suit un personnage à trois moments distincts de sa vie : membre d’une communauté sur une petite île d’Estonie, ermite dans la solitude de la Finlande septentrionale, et chanteur d’un groupe de black-métal néo-païen en Norvège. Pris dans sa totalité, A Spell signale une proposition radicale pour la création d’une utopie au présent.

"L’Image Manquante" de Rithy Panh

"Durant de nombreuses années, j’ai recherché l’image manquante : un cliché pris entre 1975 et 1979 par les Khmers Rouges, alors qu’ils étaient à la tête du Cambodge… A elle seule, bien sûr, une image ne peut pas prouver un génocide, mais elle nous incite à réfléchir, à méditer, elle écrit l’Histoire. Je l’ai cherchée en vain dans les archives, les vieux documents, dans la campagne cambodgienne. Aujourd’hui, c’est une image manquante. Donc je l’ai créée. Ce que je vous propose aujourd’hui, ce n’est pas une image ni même la recherche d’une image unique, mais l’image d’une quête : une quête que seul le cinéma nous permet d’entreprendre".

"Natpwe, le festin des esprits" de Tiane Doan na Champassak et Jean Dubrel

Taugbyon, minuscule village du centre de la Birmanie. Lieu de pèlerinage annuel pour des dizaines de milliers de croyants. Pendant cinq jours, fidèles et médiums célèbrent le culte des nats, les esprits du panthéon birman. Cinq jours d’offrandes, de cérémonies, de rituels de possession. Cinq jours de liberté, dans une société verrouillée à l’extrême.

"Pays barbare" de Yervant Gianikian et Angel Ricci Lucchi

« Nous nous penchons sur des matériaux filmiques sur l’Éthiopie coloniale italienne (Abyssinie), récemment découverts dans des archives de particuliers. Nous étudions à la loupe les photogrammes sur la colonisation, et transcrivons leurs légendes. Ces matériaux devaient être visionnés à la maison, en silence. Dans ces fragments de films, on remarque, en les regardant sans projecteur, les traces de ceux qui les ont possédés, les moments du film qu’ils ont le plus vus. Notre double lecture passe par les images et par la façon dont elles étaient vécues. Une Éthiopienne à genou, le sein à l’air, un soldat barbu qui lui lave symboliquement les cheveux ; des termes récurrents (barbare, primitif, pillard, bigamie) reviennent dans les légendes. Nous avons trouvé aussi beaucoup de séquences militaires illustrant la violence des Italiens lors de la conquête de l’Éthiopie et la phrase suivante : « Pour ce pays primitif et barbare, l’heure de la civilisation a sonné. » Voilà des fragments de l’image de Mussolini en Afrique : il fallait communiquer avec les masses à travers les caractéristiques physiques de sa personne, qui doit apparaître comme une icône unique et incomparable. » (Yervant Gianikian et Angela Ricci Lucchi).

"Trois exercices d’interprétation" de Cristi Puiu

Trois films basés sur trois conversations par l’écrivain et philosophe russe Vladimir Soloviev. Les interprétations des acteurs se développent dans une trilogie minimaliste sur le cinéma et la littérature, la vie sociale et spirituelle, jouant dans le film et dans la vie réelle. Un plaisir intellectuel et cinématographique pure
Kids

"Amazonia" de Thierry Ragobert

À la suite d’un accident d’avion, un jeune singe capucin né en captivité se retrouve brutalement seul et désemparé au cœur de la forêt amazonienne. Il va devoir apprendre à se protéger de la férocité implacable d’une nature toute puissante. Sans repères et confronté aux mille et un périls de l’immensité verte, il lui faudra s’adapter à cet univers inconnu, grouillant, foisonnant, souvent merveilleux mais aussi étrange et hostile.

TIFF docs


"Un Voyageur" de Marcel Ophüls

Dix-sept ans après son dernier film, le réalisateur du « Chagrin et la Pitié », lègue avec ce documentaire ses mémoires audiovisuelles. Une escapade gaie et amère à travers le siècle et le cinéma, par le fils de Max Ophuls.

"Faith Connections" de Pan Nalin

Dans "Faith Connections", Nalin voyage à Kumbh Mela, un des événements religieux parmi les plus extraordinaire du monde, qui a lieu tous les trois ans. Là-bas il rencontre des hommes d’esprits et de méditation, dont certains font face au dilemme de leur vie : saisir le monde ou y renoncer.

"Le Dernier des Injustes" de Claude Lanzmann

1975. A Rome, Claude Lanzmann filme Benjamin Murmelstein, le dernier Président du Conseil Juif du ghetto de Theresienstadt, seul "doyen des Juifs" à n’avoir pas été tué durant la guerre. Rabbin à Vienne, Murmelstein, après l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne en 1938, lutta pied à pied avec Eichmann, semaine après semaine, durant sept années, réussissant à faire émigrer 121.000 juifs et à éviter la liquidation du ghetto.

TIFF cinémathèque


"Le Joli mai" de Chris Marker et Pierre Lhomme

Paris, mai 1962. La guerre d’Algérie vient de s’achever avec les accords d’Evian. En ce premier mois de paix depuis sept ans, que font, à quoi pensent les Parisiens ? Chacun témoigne à sa manière de ses angoisses, ses bonheurs, ses espoirs. Peu à peu, se dessine un portrait pris sur le vif de la France à l’aube des années 60.

"Hiroshima mon amour" d’Alain Resnais

Une actrice se rend à Hiroshima pour tourner un film sur la paix. Elle y rencontre un Japonais qui devient son amant, mais aussi son confident. Il lui parle de sa vie et lui répète "Tu n’as rien vu à Hiroshima". Elle lui parle de son adolescence à Nevers pendant la seconde guerre mondiale, de son amour pour un soldat allemand et de l’humiliation qu’elle a subie à la Libération.

Dernière modification : 24/10/2014

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